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Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

Samedi 28 janvier :

Comme dans tous les grands villages, dès 6 h du matin l’activité sur la route est déjà importante. Nous devons nous faufiler dans le trafic, pas très folichon, juste après le petit déjeuner.

Nous empruntons donc une piste pour évité la capitale et durant une trentaine de km, c’est le pied.

Ensuite ce fut une route goudronnée complètement défoncée, pas trop grave, en vélo on peut éviter les trous, on est même plus rapide que les autos.

Un petit écart sur notre route nous fait passer par un temple superbe. Nous en profiterons pour prendre un petit temps de repos, en attendant de rouler à nouveau sur la nationale. Effectivement l’entrée dans la ville où nous devons dormir nous remet dans l’ambiance de la veille : tu fais gaffe à tout ce qui t’entoure ou tu meurs ! En ce moment, les chinois, et ils sont nombreux, fêtent leur nouvel an, cela doit en partie expliquer leur excitation sur la route. En tout cas, les pétards, très utiles pour éloigner les mauvais esprits, nous en mettent plein la tête !

La guesthouse que nous avions prévue est fermée pour cause de travaux, nous finirons dans un hôtel plutôt kitch. . Notre soucis actuel concerne notre approvisionnement en nourriture. Impossible de trouver de quoi casse crouter, nos réserves sont maintenant à sec, pas terrible comme situation.

Un paradoxe me prend la tête depuis notre arrivée dans le pays. Le Cambodge est connu comme faisant partie des pays les plus pauvres du monde. Par contre sur la route je n’ai jamais vu autant de Lexus (gamme luxe de Toyota) de ma vie. Si ce n’est pas une Lexus c’est une Toyota, et pas le petit modèle. J’avais remarqué cela dans Phnom Penh, mais c’est la même chose dans tout le pays. Et je ne vous parle pas de l’énorme succursale Porsche dans la capitale !

A croire que Lexus ne fabrique ses voitures que pour le Cambodge. D’où provient cet argent ? Trafic, corruption, politicien véreux … Si quelqu’un à une idée je suis preneur.

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Dimanche 29 janvier :

Comme toujours départ très tôt, il fait 19°, étonnant mais super agréable. Pour un dimanche la circulation devrait réduite, même pas en rêve, ça roule comme tous les jours, à donf !

On avait repéré à 50 km une guesthouse très sympa « garden guesthouse », tout un programme. La tête dans le guidon, mais les yeux et les oreilles grands ouverts, sécurité/sécurité, on fonce vers cet éden tant espéré.

Franchement on ne sera pas déçu, le village flottant que nous avions prévu de visiter attendra demain, pour le moment « zénitute attitude » !

Cela fait une semaine que nous pédalons dans le coin. Ce n’est pas le pied, loin de là, la circulation et surtout le mode de conduite des locaux nous gâche un peu le plaisir. Mais il y a un truc qui nous dérange encore plus, c’est l’aspect visuel du pays. L’expression n’est pas de moi, mais on peut dire que le Cambodge « vit sur un tas de poubelles » en tout genre mais principalement en plastique. Que ce soit dans les villes, les villages, à la campagne, même combat. Avec le Venezuela, on pensait avoir vu le pire possible, mais on était loin du compte, très loin ! On ne peut pas poser le regard quelque part sans tomber sur un tas d’immondices, on était pourtant prévenus, mais le voir est tout autre chose. Avec le mode de vie des habitants, qui consiste à jeter n’importe quoi n’importe où, la situation ne va qu’empirer. Il n’y a qu’à voir l’état d’un champ après un pique nique familial ou tout simplement l’état d’un restaurant après un seul service.

Les cours d’eau sont dans un état pitoyable, dans les villes ils servent de déversoir, par endroit, la couche de plastique en suspension empêche de voir l’eau. Dans les campagnes ce n’est pas mieux, on a même vu des canards qui hésitaient pour y mettre le bout de leurs pattes palmées !

Aller, rouler jeunesse, j’ai vider mon sac, je n’en parlerai plus.

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Lundi 30 janvier :

On quitte notre guesthouse de rêve un peu tard, petit déjeuner (excellent d’ailleurs) oblige. On y serait bien resté un peu plus, mais les jours nous sont comptés, un mois maxi dans le pays, et nous devons avancer. On arrive donc vers midi à Krakor, le thermomètre indique 42 °.

On se met à l’ombre dans une guesthouse assez rustique, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Ne jamais déplacer une table, ne jamais regarder sous le matelas (ni dessus d’ailleurs), ne jamais enlever la house des oreillers… des principes à appliquer sans condition sous peine de passer une mauvaise nuit !

Les grosses chaleurs passées, nous allons visiter un village flottant sur le lac voisin. Toujours pittoresque à visiter, ses village le sont moins lorsque l’on observe les gens dans leur habitat. La pauvreté de ces gens est criante, la saleté dépasse tout ce que l’on a pu voir, l’insalubrité est partout.

Le tourisme est rare dans le coin et ce n’est pas les quelques dollars que nous leur avons apporté qui vont changer les choses.

Quelques infos pratiques sur le voyage : Nous n’avons jamais pu trouver de carte routière du pays. Nous fonctionnons donc avec des cartes numériques chargées dans le téléphone. (application Maps Me, géniale si vous ne connaissez pas).  Depuis que l’on roule ici, la route est plate comme la main, 500 m de grimpe en 500 km. Les vélos ont été particulièrement allégés, plus de sacoches avant, par contre réserve d’eau plus importante. Le vent, toujours de face à partir de 9 h, ça rafraichi et sèche les tee-shirts. Question bouffe, c’est toujours très compliqué de trouver des victuailles, on s’adapte.

Entre hier est aujourd’hui nous avons rencontrés 6 autres cyclistes. 2 Allemands, 2 pays bas, une australienne, un Alaska. Evidemment tout le monde regrette la circulation un peu trop « speed » et un peu trop « noisy ».

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On a même trouvé un gars qui se construit son propre para-moteur

On a même trouvé un gars qui se construit son propre para-moteur

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Mardi 31 janvier :

Réveil très tôt ce matin, cause mosquée toute proche. Le muezzin ne nous a pas fait de cadeau. On rencontre pas mal de mosquées dans le coin, des femmes voilées également. Etonnant dans un pays à 98 % bouddhiste.

Aujoud’hui, léger vent dans le dos, ce qui nous a permis d’effectuer nos 90 km sans trop forcer (thermomètre à 46 ° tout de même !).

Rien de particulier à signaler, peut être une campagne un peu plus verte qu’auparavant et quelques temples dont un plus impressionnant que les autres avec son boudha couché ? On se rapproche tout doucement de la grande ville de Battambang. A partir de cette ville, on a prévue une traversée en bateau du lac Tonlé Sap pour rejoindre de l’autre côté le fameux site d’Angkor. Faire le tour du lac en vélo par des pistes soit disant pourries ne nous inspirait pas des masses.

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