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Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

Mardi 7 février :

On quitte notre hôtel avec  un peu d’amertume, Le conducteur de tuk tuk du premier jour nous salut bien bas : « vous pourriez être mes grands parents et vous partez au Laos en vélo ! », difficile à comprendre.

17 km de route merdique, 17 km de piste superbe. Personne, on traverse des villages dans leur jus, la campagne est magnifique, que du bonheur. Les derniers 30 km, seront sympa, si l’on oubli la chaleur, les compteurs affichent 46 °.

On arrive donc au gros village où nous avions repéré une guesthouse. Au premier contact, l’état est tellement délabré que l’on fait demi tour en espérant trouver mieux. Rien d’autre nous est offert, on essaye donc la pagode, on ne sait jamais. Le lieux est tellement sale et bruyant que nous décidons de retourner à la guesthouse du début. Une visite plus approfondie des  lieux nous confirme qu’il est impossible de dormir là. La prochaine ville est à 40 km avec quelques montées. Impossible à cette heure de se lancer sur la route. En désespoir de cause on va à frapper à la porte de ce qui pourrait ressembler à une mairie pour expliquer notre problème. Grace à une secrétaire qui parle très bien anglais, après quelques discutions, nous sommes autorisés à dormir sous tente, dans la « maison du peuple Cambodgien ». Toilettes et « douche à la casserole » nous sont proposées, le luxe. Une copie des passeports déposée à la police locale officialise notre campement de fortune, nous voilà chez nous.

Le marché local nous fournit en fruit, eau et bière. Nous sommes totalement déshydratés mais on se soigne. Une fois de plus la gentillesse des gens nous aura sorti d’affaire.

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Ici pousse un cocotier un peu particulier. Le male donne un jus avec lequel on fabrique de succulentes sucreries (mais oui mes dames !) et la femelle donne des ovules translucides excellents que l’on déguste nature ou confits. Ici pousse un cocotier un peu particulier. Le male donne un jus avec lequel on fabrique de succulentes sucreries (mais oui mes dames !) et la femelle donne des ovules translucides excellents que l’on déguste nature ou confits.
Ici pousse un cocotier un peu particulier. Le male donne un jus avec lequel on fabrique de succulentes sucreries (mais oui mes dames !) et la femelle donne des ovules translucides excellents que l’on déguste nature ou confits.

Ici pousse un cocotier un peu particulier. Le male donne un jus avec lequel on fabrique de succulentes sucreries (mais oui mes dames !) et la femelle donne des ovules translucides excellents que l’on déguste nature ou confits.

Mercredi 8 février :

Nuit plutôt sonore du fait de la proximité avec la route, mais bonne nuit tout de même.

Départ aux aurores, le ciel semble dépourvu de nuage mais le soleil est bien voilé. En cause, l’écobuage actuellement utilisé par les paysans. Une bonne partie du trajet sera effectué avec une visibilité réduite et surtout un air chargé en fumée. Pas terrible pour les yeux et les poumons.

On a l’impression que le feu est bien utile pour la déforestation des collines environnantes. Les troncs à moitié calcinés sont transportés sur des charrettes tirées par de petits tracteurs. La région est très agricole, manioc, bananier, manguier, cocotier, riz, noix de cajou… Toutes les terres gagnées sont replantées dans la foulées.

On avait prévu de dormir à 60 km. Aujourd’hui la guesthouse semblait correcte, mais un mariage tout proche nous a fait abandonner l’idée d’y séjourner. Une musique (mais peut on encore parler de musique ?) hyper forte et nasillarde sortait de hauts parleurs gros comme une maison. C’était l’insomnie et migraine assurées. A midi, on reprend donc la route pour 30 km de plus.  Le gros village qui nous accueille ce soir offre un choix d’ébergements parfait, nous ne regrettons pas nos km sous le soleil. Notre budget boissons fraiches a d’ailleurs explosé.

Ici pas de touristes, on est loin des circuits classiques. Portant rouler ici est un vrai régal. On a vraiment l’impression de découvrir le vrai Cambodge, le Cambodge « d’en bas », bien que nous soyons dans le nord du pays.

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Jeudi 9 février

Ce matin, même topo, la fumée inonde la campagne. La route est toujours aussi sympa, les villages se succèdent ; On prépare un mariage, un camion équipé pour décortiqué le riz passe de maison en maison, la vendeuse de pain nous suit sur 40 km, les paysans tressent la paille de riz pour en recouvrir les toits… Si l’on a pas dit 1000 fois Hello aux enfants on ne l’a pas dit du tout. On a même mal à l’épaule à force de lever le bras, nous voilà prêts pour attaquer une campagne électorale.

Nous sommes dans une région où la canne à sucre est plantée sur d’énormes étendues, les plantations en Martinique sembleraient bien petites. Une immense usine est construite à proximité, les chinois y sont parti prenante, mais nous n’avons pas compris ce que l’usine fabriquait. Du sucre, du carburant… ?

Aujourd’hui, petite étape, 53 km, pour cause de manque de logement jusqu’à la prochaine ville, où nous atteindrons enfin le Mékong. Par contre demain, 95 km dans une région quasi désertique, pourvu que le vent ne soit pas trop pénalisant. Entre le soleil de plomb et le vent sorti tout droit du four, on risque de se dessécher sur les vélos.

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Vendredi 10 février :

Finalement nous n’aurons fait que 85 km mais nous étions tout de même contents d’arriver, la soupape de la cocote minute était prête à sauter.

A 15 km de la ville Stung Treng, nous avons retrouvé les fondus du volant et du klaxon, c’est tout de même bizarre, je n’aurais jamais imaginé que la ville rendait aussi con.

Quelle surprise d’apercevoir le Mékong après plusieurs jours à rouler en pleine sècheresse et à ne croiser que des cours d’eau à sec. Le pont qui enjambe le fleuve fait 1,5 km, et le fleuve pas beaucoup moins.

La ville est évidemment très animée, pour une fois nous trouvons notre hôtel du premier coup, (encore une fois, merci à Maps Me) mais quel plaisir de retrouver une chambre climatisée, et de caser la croute au frais !

Demain, direction le Laos. Nous espérons l’atteindre dans la journée. Les passages de frontière avec obtention de visas sont toujours aléatoires. A suivre…

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Les poissons sont dans les bidons !Les poissons sont dans les bidons !

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