J 180 - 182

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

Vendredi 3 mars :

Pour éviter quelques km de nationale, on décide de prendre une piste qui s’avèrera bien dégradée. Plutôt que de construire de nouveaux hôtels qu’ils auront peut être du mal à remplir, ils pourraient commencer par arranger, voir goudronner les routes aux alentours de Vang Vieng. Au moins les habitants y trouveraient leur compte.

Ensuite la route en direction de Luang Prabang déroule ses km et ses bosses. Nous sommes dans une région montagneuse, et les cuisses s’en rendent compte.

Vers 13 h nous trouvons un logement tout à fait correct, à un gros carrefour de route. On n’aura pas fait beaucoup de km, rencontre avec d’autres cyclistes obligent. Un Allemand et des Australiens.

Demain nous quittons la 13 pour une route plus campagne. Le problème, dévoilé par Google Earth concerne le dénivelé qu’il faudra se farcir dans la journée. Passage à près de 2 000 m, et sans doute camping sauvage. Les dernier km au Laos resteront dans nos mémoires !

 

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Samedi 4 mars :

Dans le classement des journées les plus difficiles que nous ayons connu depuis que nous voyageons à vélo, on trouve en premier la traversée du Sud Lipez, en Bolivie et en second la journée d’aujourd’hui.

Dès 6h 30 nous sommes déjà debout sur les pédales, en plein brouillard d’ailleurs, prêts pour en découdre avec cette fameuse montagne. Elle nous aura bien fait souffrir. Avant d’attaquer la grande côte, des enfants nous poussent sur plusieurs centaines de mètres, il doivent savoir qu’ensuite nous en chi.. . 13 km entre 11 et 13 %, sans le moindre moment de répits, évidemment on a pratiquement tout fait à pied à pousser notre vélo comme des forçats. En face, dans la descente, les camions ont un système d’arrosage des tambours de frein faisant de beau panache de vapeur. Les motos s’arrêtent également pour laisser refroidir le moteur en montant et les freins en descendant. Le sommet atteint, les hostilités n’étaient pas terminées, et c’est une succession de montée/descente qui nous attendait. En tout, 1900 m de grimpe pour pratiquement 8 h de vélo (ou à côté des vélos).

Le décor valait la peine, montagnes superbes et villages traditionnel avec maisons en bambou mais ce fut très chaud. Je ne parle pas du climat car avec l’altitude et un peu de vent la température était tout à fait supportable. Les teeshirts étaient tout de même bien mouillés.

Vers 16 h on loupe une guesthouse, pensant en trouver une plus loin. Grosse erreur, la prochaine est à 40 km. Ce sera donc camping sauvage dans une plantation d’hévéa. Il ne fallait pas trainé, la nuit tombe très vite ici, 18 h 30, et de toute façon on était carrément crevés et on ne serait pas aller plus loin. Avec la journée d’aujourd’hui on se serait bien vu sous une bonne douche. Au lieu de cela, on aura sérieusement entamé notre stock de lingettes.

Demain nous devrions atteindre Luang Prabang vers midi, 60 km. Si tout se passe comme prévu, ce devrait être notre dernière étape vélo au Laos. Nous avons en effet prévu de rejoindre la frontière de Thaïlande en croisière de 2 jours sur le Mékong, à partir de L P.

Pour la première fois nous avons croisé un vélo mono roue de voyage. Ce devait être un américain, il ne s’est pas arrêté, sauvage ! Il avait sacoches et tout un bordel dessus, impressionnant.

 

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Si tu tombes en panne et pleine montagne, il faut savoir bricoler !Si tu tombes en panne et pleine montagne, il faut savoir bricoler !

Si tu tombes en panne et pleine montagne, il faut savoir bricoler !

Dimanche 5 mars :

La nuit fut calme si l’on oublie les coups de fusil des chasseurs de Lynx. Se faire réveiller par des coups de feu lorsque des torches éclairent la tente n’est jamais très agréable !

La route vers Louang Prabang emprunte une vallée où coule une petite rivière utilisée pour irriguer les rizières. Très beau spectacle. Les villages traversées sont comme toujours très « authentiques ».

Comme toutes les villes L P est une ville très « sonore » et la circulation y est intense. On a malgré tout pu trouver un hôtel sympa, calme et très cher pour le pays, mais on en avait bien besoin.

Demain, visite de la ville et recherche d’une solution pour quitter la ville par le Mékong pour rejoindre la Thilande.

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Olivier 06/03/2017 08:13

Toujours un régale de lire votre blog,
La petite pause de rêve....
Merci de partager votre aventures
@+

J'essaie de vous envoyer des mails mais ça marche pas.
Pb au niveau de l'adresse mail