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Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

Mardi 21 mars :

On ne perd pas de temps pour rejoindre la station de bus, c’est toujours un stress car la prise ou non des vélos est laissé à l’initiative du chauffeur. Aujourd’hui il était tout à fait coopératif mais en montant les vélos sur le toit du bus il s’est carrément crépi son bel uniforme de la compagnie avec la gras des chaines. On était désolé pour lui, apparemment il n’en avait pas de rechange à portée de main.

Le voyage s’est parfaitement déroulé, et l’on ne regrettait pas d’être assis, et à l’ombre.

La ville de Mae Sariang n’a pas grand-chose à offrir, des temples évidemment et une rivière pratiquement à sec et heureusement un artiste tagueur pour égayer le tout.

Demain, reprise du vélo, et pas dans des conditions hyper simples, on est en montagne, journée test pour Claudine donc.

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Mercredi 22 mars :

L’étape du jour débute par du plat, mais très vite, les choses se corsent. De la vraie route de montagne, avec des côtes toujours trop longues et des descentes toujours trop courtes. 1500 m de grimpe sur la journée, pour une reprise c’est une reprise. Claudine à parfaitement tenu le coup, contrairement à moi d’ailleurs, j’ai souvent poussé. A midi nous avons du faire une pose de 3 heures pour laisser passer les grosses chaleurs, nous avons prévu de camper sauvage, donc on n’était pas pressés. Dur dur de trouver un coin plat et dégagé pour planter notre tente. Il a fallu aller beaucoup plus loin que prévu, donc plus de côtes. On a tout de même trouvé un coin sympa, dans une rizière proche d’un cour d’eau. Il était temps, nous avons mangé aux frontales.

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Jeudi 23 mars :

Qui dit rizière dit fond de vallée, qui dit fond de vallée en montagne dit côte pour en sortir. Dès les premiers tours de roue, un petit 15 % nous permet de nous mettre en jambe et de mettre le cœur au bon rythme.

Jusqu’à 10 h, la route est agréable, on passe par des villages très couleur locale. Ensuite, la chaleur nous met le cerveau en ébullition et chaque km gagné nous coute beaucoup. Quel plaisir de contempler un cours d’eau sorti de nulle part dans cette chaleur et ces collines cramées par le soleil.

On imagine facilement que les premiers jours de pluie doivent être une véritable fête dans la région.

Vers midi on arrive au village prévu pour la fin de l’étape, une première guesthouse par sa vétusté nous sape un peu le moral, heureusement un peu plus loin une seconde nous offre climatisation et propreté, quel soulagement, on n’avait vraiment pas envie de rester dehors par les temps qui courent.

Demain reprise des montagnes russes, et camping sauvage… Vivement les plages de sables blanc !

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Vendredi 24 mars :

Je me répète peut être mais quel pied de rouler alors que le soleil n’est pas encore levé, que le thermomètre indique 18 °, que les oiseaux, comme nous, chantent de bonheur.

Dans ces condition on a l’impression que l’on pourrait aller a bout du monde sur nos vélos, mais voilà, très vite le soleil monte, les températures grimpent, le moral descend. Une fois de plus le thermomètre à indiqué dans les côtes 49°, même pour nous cela nous parait impossible, alors pour vous …?

A un moment nous avons suivi pendant plusieurs km un village qui nous paraissait très typique, trop typique même. Lorsque nous avons voulu y entrer pour acheter des boissons fraîches, interdit, nous avons appris qu’il s’agissait d’un camp de réfugiés du Myanmar.  On a tout même eu l’autorisation d’acheter des boissons, la police/armée a eu pitié de nous.

Les montagnes russes étaient bien là, mais pour enfants de 8/10 ans. Résultat, à midi trente, nous avions parcouru nos 80 km, et nous rentrions dans la ville de Mae Ramat, avec une route en plein travaux, donc poussière à profusion.

Le premier hôtel était complet, pas occupé par des touristes, il n’y en a pas par ici, mais par les ouvriers du chantier. Le second, ne pouvait nous offrir qu’une chambre non climatisée. La perspective de devoir passer l’après midi dehors nous a fait accepter. Le ventilateur brassait un air bouillant, tout ce que l’on touchait était affreusement chaud, la douche à souvent coulé pendant cette après midi.

On ne sait pas si cette chaleur est normale pour la saison ou si elle est due à une augmentation de la température de la planète, mais jamais nous n’avons eu de telles conditions.

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Même en pleine campagne nous avons des débits Internet jamais vu en France, mais qu’attend Orange pour imiter la Thaïlande ?
Même en pleine campagne nous avons des débits Internet jamais vu en France, mais qu’attend Orange pour imiter la Thaïlande ?

Même en pleine campagne nous avons des débits Internet jamais vu en France, mais qu’attend Orange pour imiter la Thaïlande ?

Samedi 25 mars :

Petite étape jusqu’à Mae Sot, sans intérêt, ça nous repose des jours précédents. On s’installe dans un hôtel climatisé et l’on file au grand centre commercial. On avait repéré l’enseigne KFC, la perspective d’un pilon de poulet panné et de frittes nous faisait saliver grave. Une bonne glace avec chantilly nous a parfaitement rassasiés. Le riz c’est bien, mais à la longue…

En fin d’après midi, petit tour dans la ville, le temple est en rénovation mais le marché est en pleine activité. Il est clair que les locaux préfèrent de loin acheter leur repas sur le bord des routes plutôt que de cuisiner chez eux, ils mangent même de drôles de choses, des cafards, des larves, des grenouilles bien que ce soit plein de protéines, on n’a pas osé le tenté.

Vous l’aurez compris, ici fini la Thaïlande authentique, fini les petits villages dans leur jus, grosse circulation et modernisme sont de mise. La frontière avec le Myanmar est toute proche.

Demain nous reprenons la route vers le sud. On espère trouver des routes de délestage, prochain point de mire, le pont de la rivière Kwai, dans une huitaine.

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